______Alberto Contador.
Finalement, c'est une histoire plutôt compliquée. Je l'ai découvert sur le Paris-Nice deux mille sept, sur cette course je l'ai énormément aimé, je me souviens de ces choses que l'on m'avait racontées sur lui et qui m'avaient donné les larmes aux yeux. Je me souviens aussi qu'il avait réussi à me clouer le bec, je n'ai pas parlé durant toute une ascension et je peux vous dire que c'est un exploit. Puis est arrivé le Tour de France de cette même année, et là je l'ai détesté de tout mon c½ur. D'une parce que je détesté à peu près tout les coureurs à cette période là. Le départ d'Alexandre Vinokourov et la chute d'Astana m'avaient tellement déçu. Et pour moi, si Alexandre Vinokourov ne gagné pas ce Tour là, il n'y avait que Cadel Evans qui avait le droit de prendre ça place sur la plus haute marche, mais ce n'est pas arrivé, il a pris la deuxième place, derrière lui. Alors oui, je l'ai détesté. Surtout que par la suite, Astana est devenue Discovery bis en partie à cause de lui. Une raison supplémentaire pour le haïr. Et puis, il y eu, malheureusement ou heureusement, ce Giro deux mille huit. Je me suis surprise moi-même à être finalement encore bluffée par lui. Je me suis dit que finalement, ce mec, il méritait le respect. Et même plus. Le voir aussi déçus de ne pas pouvoir courir le Tour de France m'a fait une sorte de choque. Mais durant le Giro, ou même jusqu'au Tour de France qu'il n'a pas couru, je me disais juste que c'était un grand coureur, pas un coureur que j'aime. Et puis est arrivé cette Vuelta deux mille huit, il m'a foutu les larmes aux yeux ce con. A ce moment là, j'ai appris le retour de Lance Armstrong dans son équipe et je me suis dit "merde, il n'a pas le droit de lui faire ça". Mais il l'a fait. Alors je me suis rappelée l'histoire de ce petit gars de Pinto qui avait déjà beaucoup trop souffert et là j'ai compris qu'il était important à mes yeux, plus que je ne le croyais, plus que je ne voulais bien le croire. Le voir autant souffrir psychologiquement durant le Tour de France deux mille neuf à cause d'un champion cycliste qui se prend pour une rock star, c'est dur et énervant. Et malgré tout, il a remporté son deuxième Tour, alors le Texan, il peut aller se rhabiller. Alberto ne mérite en rien tout ce qu'il a enduré, mais il mérite tellement toutes ses victoires. Et il mérite surtout une admiration profonde et sincère ainsi qu'un grand respect.